> ENGLISH
“Revisiting the codes of infant post mortem photography of the 19th century, Vavjeniak emboss, in monochrome drawings a beautiful and diaphanous, but yet wounded childhood. The illusion of the sketch give to these silent dolls striking blur of the deceased frozen by the Daguerreotype. Enhanced black red pencil or the blood work focusing on a primal hand drawing where the technique of the feather combine with elegance the disturbing presence of the matter to the more diffuse evanescence. Thus the clear line arises on the canvas for better disappear, as muted in a lower path.
The beauty surprising, disturbing. Without ever being sinister or macabre, the eyes of these strange puppets of porcelain concerned by their fixity. Yet it is almost gently curve flutter and that the different depths of the feature appear stroking, more than they do the draw, here a cheek, then a lock of hair. A serene and mollified printing lasse not to hug the viewer to immobile faces in their sleep without dreams.
The universe of Vavjeniak has the antiquated scent of old broken toys and gives to see a filled nostalgia for mystery. His characters seem to retain a question on their closed lips and invite to the murmurs, to the slowness, at this time of remembrance which allows us to escape the ephemeral.”
Text by Heloise Bernat
> FRANÇAIS
“Revisitant les codes de la photographie post mortem infantile du XIXème siècle, Vavjeniak ciselle, dans des dessins monochromes une enfance belle et diaphane, mais pourtant blessée. L’illusion de l’esquisse donne à ces poupées silencieuses le flou saisissant des défunts figés par le daguerréotype. Le travail au crayon rouge rehaussé de noir ou à la sanguine privilégie la primitivité d’un dessin main où la technique de l’estompe marie avec élégance la présence troublante de la matière à l’évanescence la plus diffuse. Ainsi la ligne claire surgit sur la toile pour mieux disparaître, comme assourdie dans un tracé plus faible.
La beauté surprend, dérange. Sans jamais être sinistres ni macabres, les regards de ces étranges marionnettes de porcelaine inquiètent par leur fixité. Pourtant c’est presque avec douceur que la courbe voltige et que les différentes profondeurs du trait paraissent caresser, plus qu’elles ne les dessinent, ici une joue, là une mèche de cheveux. Une impression sereine et apaisée ne lasse pas d’étreindre le spectateur face à ces visages immobiles dans leur sommeil sans rêve.
L’univers de Vavjeniak a le parfum suranné des vieux jouets brisés et donne à voir une nostalgie emplie de mystère. Ses personnages semblent retenir une question sur leurs lèvres closes et invitent aux murmures, à la lenteur, à ce temps du souvenir qui nous permet d’échapper à l’éphémère.”
Texte d'Héloise Bernat